Deux gestes, et ils ne suivent pas le même chemin
Un bogue est quelque chose qui ne marche pas. Il part dans une file de triage, il est rapproché des autres signalements du même défaut, et il se corrige.
Une demande de fonctionnalité est quelque chose qui vous manque. Elle ne se corrige pas : elle se priorise. Ce qui la fait avancer est le nombre de clients qui la formulent, et c'est pour cela qu'elle finit sur la feuille de route, où vous pouvez voter.
La conséquence est nette. On ne vote pas pour un bogue : une panne n'attend pas d'être populaire pour être corrigée, et le formulaire de signalement ne vous propose donc aucun vote.
Où les trouver
Les deux entrées sont en bas du menu de gauche, l'une sous l'autre : Signaler un bogue et Demander une fonctionnalité. Elles sont présentes sur toutes les pages de l'application, et c'est délibéré.
Le formulaire s'ouvre sur place, par-dessus l'écran où vous êtes, sans changer de page. La raison est simple : ce qui fait la valeur d'un signalement (la capture, la page, les dernières lignes techniques) n'existe que là où le défaut s'est produit. Vous faire naviguer vers une page de support ferait perdre tout cela.
Le panneau d'aide, en haut à droite de l'écran, propose le même bouton Signaler un bogue et ouvre exactement le même formulaire.
Le chemin, depuis le tableau de bord
1. Ouvrir « Signaler un bogue » en bas du menu
Restez sur la page où vous avez vu le défaut, puis cliquez sur Signaler un bogue. La capture est prise avant que le panneau ne s'affiche, pour que le formulaire ne se photographie pas lui-même par-dessus la page. Comptez un court instant sur une page longue.
2. Vérifier la zone concernée
Le champ Zone concernée est déjà rempli, déduit de la page où vous êtes. Il reste modifiable, et il vaut mieux le corriger que le laisser faux : c'est lui qui décide de qui lira le signalement en premier.
3. Décrire ce qui s'est passé
Sous Que s'est-il passé ?, écrivez ce que vous avez fait et ce que vous attendiez. Dix caractères au minimum : en dessous, le bouton d'envoi reste éteint.
Une phrase suffit. Vous n'avez pas à reproduire le défaut, ni à ouvrir la console de votre navigateur, ni à relever la version de celui-ci : tout cela part avec le signalement sans que vous y touchiez.
4. Relire ce qui part avec le signalement
Le bloc Joint au signalement liste ce qui est ajouté automatiquement, avec le poids de la capture et le nombre de lignes techniques. Rien n'est joint en silence.
La capture est affichée en aperçu, sous le bloc : vous voyez ce que vous envoyez. Si l'écran contient quelque chose que vous préférez ne pas partager, décochez Joindre la capture d'écran : le reste du signalement part quand même, et votre refus est enregistré comme un choix, pas comme une panne.
5. Ajouter vos propres images
Sous Vos images, vous pouvez ajouter jusqu'à trois images JPG ou PNG. C'est fait pour ce que la capture automatique ne peut pas montrer : le message d'erreur qui a disparu, un courriel reçu, une photo de l'écran d'un téléphone.
Chaque image refusée est nommée avec son motif : mauvais format, plus de 1,5 Mo, ou nombre maximal atteint.
6. Envoyer le signalement
Cliquez sur Envoyer le signalement. Si des données sensibles figuraient dans votre texte ou dans les traces techniques, elles ont été masquées avant que le signalement ne quitte votre navigateur, et l'écran vous le dit.
7. Garder la référence
Le panneau affiche une référence de la forme BUG-XXXX-XXXX. C'est elle qui permet d'en reparler, et vous la recevez aussi par e-mail.
Si d'autres clients ont déjà signalé le même défaut, l'écran l'indique : « Ce défaut a déjà été signalé N fois. » Vous n'êtes pas en train d'écrire dans le vide.
Ce qui est joint automatiquement
Voilà pourquoi vous n'avez presque rien à écrire.
- Une capture de la page entière, et non du seul écran visible : le défaut est souvent au-dessus ou en dessous du cadre au moment du clic.
- Les dernières lignes de console, jusqu'à trois cents, enregistrées en continu depuis l'ouverture de la page : y compris les erreurs qu'aucun message n'affiche.
- La page : son adresse et son chemin, ce dernier normalisé pour que deux signalements sur le même écran se regroupent.
- Le navigateur : sa version complète, telle qu'il l'annonce.
- L'écran : les dimensions de la fenêtre et la finesse de l'affichage, beaucoup de défauts visuels n'existent qu'à certaines largeurs.
- Le thème réellement rendu : clair, sombre, ou celui de votre système. Un défaut de couleur est souvent propre à l'un des deux.
- La langue et le fuseau horaire, qui expliquent la plupart des écarts de date et de montant.
- Depuis combien de temps la page est ouverte, et si vous étiez connecté au réseau à cet instant.
La capture est enregistrée à part et n'est jamais servie par une adresse publique : elle montre votre écran, donc potentiellement vos leads.
Deux choses ne sont pas collectées. Une demande de fonctionnalité n'envoie aucune ligne de console : il n'y a pas d'erreur à diagnostiquer, et enregistrer des traces sans raison serait de la collecte gratuite. Et dans les deux cas, les valeurs sensibles reconnues (jeton, cookie, clé, numéro de carte, IBAN, adresse e-mail, numéro de téléphone) sont remplacées avant l'envoi, puis de nouveau à l'arrivée. Le signalement dit ce qui a été masqué, pour que le lecteur sache qu'il manque quelque chose plutôt que de conclure à l'absence.
Ce que devient un signalement
Le signalement est enregistré, une notification part vers nos équipes, et vous recevez un accusé par e-mail portant la référence. Cet accusé est actif par défaut et figure dans vos préférences de notification, sous Signalement enregistré.
Trois choses se passent sans que vous ayez à les demander.
- Le rapprochement : deux signalements portant la même erreur sur la même page sont comptés comme un seul défaut, avec leur nombre d'occurrences. C'est ce chiffre qui les fait remonter dans la file.
- La gravité : elle est déduite des traces techniques, jamais demandée. Un formulaire qui la demande reçoit « critique » à chaque fois, et l'ordre de traitement n'en apprend rien.
- Le triage : le signalement porte un état, de sa réception à sa correction, tenu par nos équipes.
Aucun délai ne vous est promis, et c'est volontaire : un engagement non tenu coûte plus de tickets qu'un accusé de réception sobre. La référence, elle, est ce qui vous permet de nous en reparler.
Demander une fonctionnalité
Le formulaire est le même, à trois différences près. Le champ s'intitule Que voudriez-vous faire ?, aucune ligne de console n'est envoyée, et un bouton apparaît sous l'envoi : Votez pour la prochaine fonctionnalité, qui mène à la feuille de route.
La référence commence par IDEE- au lieu de BUG-. La distinction est utile au téléphone : en l'entendant, le support sait dans quelle file chercher.
L'accusé de réception renvoie vers la feuille de route, parce que c'est là que la demande vivra si elle est retenue, et savoir où regarder vaut mieux qu'une date qu'on ne tiendrait pas.
La feuille de route
La page se lit en colonnes, de gauche à droite. La première est celle où vous avez quelque chose à faire : les idées à départager, avec leur bouton de vote. Les suivantes sont les versions.
Les versions donnent un ordre, pas une date. « 0.2 » veut dire « après 0.1 », et rien de plus.
Chaque carte porte un titre, un résumé, sa zone, et, hors colonne de vote, son avancement : Prévu, En cours, ou Livré avec la date de livraison. Le nombre de demandeurs reste visible : c'est ce qui explique pourquoi cette entrée est là.
Trois choses valent d'être sues avant de lire cette page.
- Les colonnes de version sont bornées à cinq cartes, et le surplus est annoncé sous la colonne plutôt que caché.
- Une colonne est dite livrée seulement quand toutes ses cartes le sont ; il suffit d'une carte en cours pour qu'elle soit « en cours ».
- Le texte des cartes est notre formulation, jamais les mots bruts d'un client : les demandes reçues ne sont pas publiées, et personne ne voit ce que les autres ont écrit.
Le tableau de bord en montre un extrait : ce qui vient d'être livré, la prochaine marche, et les idées à départager avec le même bouton de vote.
Voter, et retirer son vote
Le vote est une bascule. Un clic vote, un second retire : un vote par personne et par entrée, garanti à l'enregistrement.
Seules les cartes de la colonne des idées se votent. Une carte déjà planifiée est décidée : laisser le bouton actif donnerait l'impression de peser sur quelque chose qui ne bouge plus.
Le compteur ne bouge qu'avec la réponse du serveur, jamais par anticipation. Si rien ne change à l'écran, c'est que le vote n'est pas passé : vous pouvez réessayer.
Voter ne demande aucun droit particulier : la comptabilité et les commerciaux votent comme les administrateurs. Et personne, chez nous comme chez vous, ne voit qui a voté quoi : seul le total est affiché.
Ce qui bloque
- Le bouton d'envoi reste éteint tant que la description fait moins de dix caractères.
- « Trop de signalements. Attendez une heure. » : au-delà de dix envois dans l'heure, il faut patienter.
- « Pas de capture : … », la capture a échoué ou pesait trop lourd, le motif est affiché, et le signalement part quand même.
- Une image refusée est nommée avec sa raison : format autre que JPG ou PNG, dépassement de 1,5 Mo, ou quatrième image.
- Un vote sur une carte qui n'est pas dans la colonne des idées est refusé, et le compteur ne bouge pas.
La touche Échap ferme le panneau, et Annuler aussi. Rien n'est envoyé tant que vous n'avez pas cliqué sur le bouton d'envoi.